Vendanges à Fontbonau – Journal de bord – Le retour



Mardi 8 octobre

Youpi ! Enfin les vendanges vont commencer. Je vais pouvoir laisser Paris derrière moi pour 10 jours et humer l’air frais de la Drôme Provençale. Me voilà repartie pour Fontbonau, joli domaine en viticulture bio à Montbrison sur Lez, patelin de quelques centaines d’habitants situé au pied de la Lance, pas loin de Valréas.

Je saute dans ma voiture, coffre rempli de bottes de pluie, vêtements d’été et d’hiver, car les températures sont à la baisse et il n’y a rien de pire que d’avoir froid en vendangeant. Puis en même temps, dès qu’il fait beau, c’est le sud : les déjeuners au soleil, bronzette au bords de la piscine, et tutti quanti. Le rêve pour une parisienne d’adoption en mal de verdure, d’espace et de nature sauvage.

C’est parti !

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Mercredi 9 octobre

6h30, le réveil m’arrache de mon doux sommeil. L’heure tourne, 6h45 et voilà enfin mes pieds qui me sortent du lit malgré moi. Après un petit déjeuner consistant qui prépare le corps pour une dure journée de labeur, je retrouve les vendangeurs au domaine.

8h00. Sophie Mage, l’oenologue surdouée et responsable technique du domaine, dirige l’équipe d’une main de maître et nous envoie au travail illico presto. Nous sommes une quinzaines de personnes, certaines que je connais des vendanges précédentes. Ça fait plaisir de les retrouver. Et nous voilà dans la vigne. Aujourd’hui ce sont les Syrah. Armés d’un sécateur et d’un seau, on déleste chaque cep de sa précieuse cargaison. On trie déjà sur place dans la vigne : pas de grappes roses, pas de baies vertes, pas de grappillon. Les grappes ne passant pas l’examen visuel ne sont pas ramassées. Tout est vérifié avant d’être mis en cagette pour départ au chai. On entend la voix de Sophie partout qui nous tire les oreilles si jamais le tri n’est pas au point. Quelques vendangeurs se mettent à chanter et l’ambiance est joyeuse. Le soleil nous réchauffe et à la fin de la journée toutes les Syrah ont trouvé le chemin pour leur cuve en inox. Chaque parcelle à la sienne car toutes sont vinifiées séparément en parcellaire.

17h00 et mon dos est d’accord avec la fin de la journée. Ce soir le programme est simple : dîner et dodo !

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Jeudi 10 octobre

Journée chômage technique. Les Grenaches ont besoin d’un peu plus de temps. Chaque jour le raisin avance encore un peu plus en maturité. Le Mistral dessèche les baies et les concentre, puis la vigne n’est pas encore au repos. Tant qu’il fait plus de 10°C elle est en activité, même si à cette période de l’année celle-ci ne se concentre plus que sur ses fruits. Elle commence à faire doucement ses stocks de sucres pour l’hiver. Même la vigne à besoin de réserves pour hiberner !

Sur le coup, grasse matinée jusqu’à 8h00.

Mais il y a le marché à Nyons et je saute dans ma voiture. Il y a un monde fou et j’ai du mal à me garer. On dirait Paris et ça me donne plus envie de m’enfuir que de rester… Finalement je trouve une place et préfères faire un détour à la vinaigrerie qui propose du vinaigre artisanal maison délicieux : de framboise, de figue, au miel, à l’hélichryse, balsamique et pleins d’autres.

Juste à côté il y a une petite distillerie, artisanale elle aussi, qui propose de très bonnes huiles essentielles. J’adore y aller car ils travaillent encore à l’ancienne : la matière première est produite localement, en partie par eux-mêmes, et distillée sur place. En terme de contrôle qualité c’est l’idéal, et ça fait travailler l’économie locale.

Je sors de là le cœur en joie et le portefeuille en berne. Mais point au bout de mes peines. Prise de frénésie de découvertes je reprends la voiture, direction la coopérative de Nyons qui produit une excellente huile d’olive. La ville est surtout connue pour ça d’ailleurs. Elle est entourée de champs d’oliviers en parties centenaires, et la variété locale, la Tanche, produit aussi bien d’excellentes olives de bouche que d’huile d’olive. C’est une des rares appellations en AOC ! Étant raisonnable je ne repart qu’avec une bouteille…

Et hop, passage devant la brasserie locale qui produit une délicieuse bière, la Grihete, mais mon pied reste ferment posé sur l’accélérateur. Puis flanche à l’approche de la Savonnerie. Franchement, cette ville ne paie peut-être pas de mine, mais il y a un vivier de petites entreprises artisanales assez incroyables. Arrêt encore, et je repars avec le coffre rempli de savons pour mes amis et ma famille…

La fuite est de rigueur.

Je retourne à mon QG et le restant de la journée est plutôt tranquille, avec tout de même la visite de quelques vignerons, passage obligé !

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Vendredi 11 octobre

6h45, le réveil sonne et je saute du lit. La vigne attends, mais pas Sophie.

8h00. Journée Grenache ! La parcelle est immense et on se met au travail, deux par rangée de vigne. Il y a beaucoup de tri, mais les troupes sont motivées. Il fait froid ce matin et le Mistral n’arrange rien. Emmitouflés nous avançons lentement mais surement, et petit à petit le Grenache trouve lui aussi son chemin pour la cave. Heureusement que nous avons des porteurs qui vident régulièrement nos seaux pour les porter vers le tracteur. Les gars sont admirables : ils font des kilomètres à pieds avec pendus à chaque bras quelques kilos de raisins. Aller – retour – aller – retour… Aujourd’hui pas de chants entre les rangs, mais des discussions animées sur la meilleure façon de préparer un civet de sanglier. Il y a un ancien cuistot dans la troupe, un autre gourmand féru de bonne bouffe, puis bien entendu un local qui connaît les chasseurs du coin. Pas étonnant, la nature est plutôt sauvage par ici et les sangliers pullulent. Chose étonnante : ils adorent les raisins, surtout les plus mûres. On le voit bien quand on coupe les grappes, car certaines ont été « allégées » de leurs baies. Ne reste alors plus que la rafle, en autres termes le squelette de la grappe. Ils doivent bien se régaler pendant la nuit. Personnellement je suis contre la chasse, mais les vignerons du coin n’en peuvent plus et font ce qu’ils peuvent pour limiter les dégâts, ce qui passe forcément (et malheureusement) aussi par un coup de fusil.

A la fin de la journée quelques vendangeurs prêtent main forte pour nettoyer le chai et ranger le matériel. L’hygiène est primordiale en vinification pour éviter toute déviation. Alors tout est scrupuleusement rincé et désinfecté. Quand tout est terminé on pourrait presque manger par terre dans le chai, tellement ça brille de partout.

17h00. Finalement il est temps de rentrer, retrouver ma petite chambre cosy. Demain et dimanche les journées sont off. Encore du temps pour le Grenache de mûrir, et une occasion pour nous pour se promener et découvrir la région.

Avant de me coucher j’admire le fin croissant de lune, comme peint sur un incroyable ciel d’étoiles. On voit même la voie lactée ici. C’est magnifique !

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Samedi 12 octobre

10h00. Avant de retrouver Sophie pour l’aider au chai, je fais une promenade en voiture et m’arrête à la coopérative de Saint-Maurice sur Eygues. Elle ne paie pas de mine, mais je découvre des vins très correctes et pas chers. Même leur cuvée prestige est à moins de 8,00€. Ce ne sont certes pas de grands vins, et ils n’arrivent pas non plus à la hauteur de la coopérative La Vinsobraise de leur village voisin Vinsobres, mais ils sont très honnêtes et parfaits pour les occasions simples et sans prétention, comme de petits dîners entre amis.

12h00. Retour à Fontbonau. Les raisins en cuve ont besoin d’être chouchoutés et surveillés dans ce moment crucial de transformation. On goûte toutes les cuves, puis on prends la densités du moût et sa température. Malgré ce millésime aux conditions difficiles, les jus sont prometteurs. Il y a beaucoup de fraîcheur et de finesse. Mais cette année, pas de mystère : cela sera une année de vigneron. C’est à dire que la maturité du raisin étant hétérogène et l’état sanitaire parfois difficile, la qualité de la vendange, notamment du tri, et du travail dans le chai seront décisifs.

On fait un doux remontage sur certaines cuves, un pigeage à la main sur d’autres. Dans cette phase, avant la fermentation qui transforme les sucres en alcool, s’extraient la couleur et les arômes. Pour ceux qui ne le savent pas : les arômes et la couleur sont logés dans la peau du raisin, et non pas dans sa pulpe (qui est surtout composée d’eau). Puisque les peaux se défont au fur et à mesure que le temps avance, de part leur nature légère elles flottent au dessus du jus libéré et forment alors une sorte de chapeau, qu’on appelle d’ailleurs chapeau de marc. Évidemment, si on veut extraire les arômes et la couleur de ces peaux pour les intégrer dans le jus, il faut régulièrement et doucement mélanger les deux : le remontage et le pigeage prennent alors tout leur sens. Ils existent bien entendu également d’autres techniques pour ce faire, mais à Fontbonau on privilégie l’extraction en douceur et à basse température, pour préserver toute la délicatesse et la finesse de la matière première. Pour les vins de garde s’applique parfaitement l’adage : qui veut aller loin ménage sa monture…

17h00. Promenade dans les environs avec une halte au domaine Trapadis, un de mes favoris dans la région. Ses vins sont tout en finesse et son vin doux naturel une tuerie. Si un jour vous cherchez un vin pour accompagner votre gâteau au chocolat, n’hésitez pas une seconde. Malgré ses environ 80gr sucre/litre il est très équilibré, aussi grâce aux notes épicées du Grenache parfaitement préservées dans cette cuvée, sans parler de sa fraîcheur.

20h00. Dîner simple en bonne compagnie et deux beaux vins pour l’accompagner : en rouge le Paulliac 1999 de Château Latour et en blanc le Condrieu Schistes d’Agrumes 2010 de Chapoutier. Le Paulliac est encore d’une jeunesse étonnante, avec une belle signature fruité et typique du Cabernet Sauvignon. Il y a rien à dire, c’est fin, élégant et ça charme le palais. En revanche, le Condrieu est un peu jeune et timide, mais se dévoile au fur et à mesure qu’il prend l’air dans le verre. De plus en plus complexe, il a encore de longues années devant lui. Mais la fatigue nous empêche de l’écouter jusqu’au bout de la nuit.

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Dimanche 13 octobre

9h00. Je capture une gros millepattes et une belle araignée dans ma salle de bain. Les deux finissent dans le jardin du voisin qui a décidé de le transformer en vivier pour mauvaises herbes. Je suis sûre qu’ils y trouveront un nouveau domicile. Je n’aime pas trop partager ma douche avec des squatteurs multi pattes….

10h00. Retour à Fontbonau pour les travaux au chai. Les fermentations se mettent lentement en route et le jus de raisin devient légèrement pétillant. Les levures travaillent et la transformation des sucres en alcool s’initie. A ce stade le moût est délicieux. On l’appelle aussi le bourru. Certains se targuent d’en boire en grandes quantités. Mais je les soupçonne d’être un poil frimeurs : de part sa forte teneur en levures, le bourru favorise une digestion efficace. Alors celui qui en boit beaucoup à intérêt de connaître par cœur l’aménagement détaillé de l’espace où il se trouve et la distance à parcourir pour se repoudrer le nez…

16h00. Me voilà en ballade côté Gigondas. D’abord une halte à la cave coopérative, avec un accueil chaleureux. Des vins honnêtes mais qui pour moi manquent de grâce et de profondeur. Alors je repars au caveau, en centre ville, qui regroupe une sélection de vin de quasi tous les vignerons de l’appellation. Ici aussi l’accueil est efficace et sympathique. La liste des vins est impressionnante et il est impossible de les déguster tous en une seule fois. Alors je commence dans le sens de l’alphabet et une première bonne surprise est le rouge 2011 du Domaine Grand Romane. Un assemblage classique de Grenache, Syrah et Mourvèdre. C’est beau, profond, d’une belle longueur et très bien fait. Une cuvée prometteuse dans un millésime pas simple pour l’appellation. J’ai hâte de goûter la suite de la liste et décide de revenir avec plus de temps devant moi. En tout cas, c’est un endroit hautement recommandable. De plus, le village est splendide et abrite quelques bonnes adresses pour se sustenter. Si vous avez la chance d’y passer, prenez le temps de vous balader dans les petites ruelles pavées et montez sur les hauteurs. La vue sur les environs est vraiment très belle.

20h00. Dîner entre amis avec un autre vin à retenir : la cuvée 50/50 2010 d’Anne Gros et Jean Paul Tollot. Un vin de table qui est bien plus qu’un vin de table, mais sans prétention et totalement accessible. Rouge comme l’amour, il marie mais bien le savoir-faire des deux vignerons. Un vin de plaisir hors AOC, car la règlementation n’autorise pas de tels assemblages. Mais parfois c’est bien de transgresser les règles…

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Lundi 14 octobre

6h30. Le réveil…

8h00. Aujourd’hui est encore une journée Grenache. Le ciel est bas, avec tout de même quelques percées de soleil. Le temps s’est radoucit et la pluie menace. Ce n’est point une bonne chose, ni pour les vendangeurs ni pour le raisin. Trop d’humidité veut dire pourriture, et il faut alors vendanger rapidement pour éviter que le mal se propage. Sans parler du fait que la vigne pompe l’eau de pluie et en quelques jours à peine les baies de raisin grossissent et…. perdent en concentration. On avance vite et la journée passe en un rien de temps. Finalement la pluie nous a épargnée. Vivement que ce soit aussi le cas demain.

19h00. Soirée tranquille et préparation de gâteaux pour demain, histoire de motiver l’équipe :)

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Mardi 15 octobre

6h30. Rêves animés interrompus par mon réveil. Le bruissement de la pluie traverse les carreaux et m’indique une journée inconfortable. Qui dit vigne mouillée dit vendangeur mouillé. Heureusement que j’ai ma tenue de pluie complète dans le coffre de la voiture. Pour une fille de Hambourg, grande ville à mi-chemin entre deux mers, c’est un équipement de base. Non pas parce qu’il pleut tout le temps, mais parce que c’est une ville de marin. Vous avez déjà vu un matelot sans tenue de pluie dans sa valise ?? Moi non !

8h00. On commencera plus tard à cause de la pluie. En attendant je résiste à l’idée de me recoucher.

9h00. Finalement on ne cueillera pas aujourd’hui. La pluie continue et nous empêche d’avancer. Espérons que demain le soleil sera de retour, mais la météo est encourageante !

10h00. J’en profite pour retourner au caveau de Gigondas et leurs 120 vins à déguster. Je continue là où je me suis arrêtée la dernière fois. Il est très intéressant de pouvoir goûter et comparer autant de vignerons d’une même appellation. L’endroit est d’ailleurs financé par eux et c’est leur syndicat qui le gère. Un excellent concept sur lequel d’autres appellations du coin pourront prendre exemple, tellement c’est pratique. De plus, le lieu est très joliment agencé et une superbe vitrine pour les vignerons qui n’ont pas tous une structure suffisamment développée pour recevoir des visiteurs. Ça permet aussi de tous les mettre à la même enseigne sans favoritisme, au sens propre comme au figuré.

Sur les 50 vins dégustés aujourd’hui, quelques uns ressortent du lot, comme par exemple le rouge 2011 du Domaine de Fontavin ou encore ceux du Domaine Notre Dame de Pallières.

Tout à la fin je re-déguste le Gigondas rouge 2011 du Domaine Grand Romane, mon coup de cœur de la dernière fois. Mais ça se confirme : il est toujours aussi délicieux !

16h00. Retour à Fontbonau pour aider aux travaux au chai. Comme d’habitude, on mesure la densité et la température du moût pour chaque cuvée on pige chaque cuve à la main aujourd’hui. Puis petit extra : on fait du collage sur la cuve contenant la Roussanne, un cépage blanc très aromatique qui fait des merveilles dans ce coin. On peut faire le collage par différentes méthodes : ici on utilise la Bentonite, une sorte d’argile qui a la capacité d’absorber les protéines et de diminuer l’activité des enzymes. Elle se lie aux particules en suspension dans le vin, puis le tout se dépose en fond de cuve. Ce dépôt est ensuite éliminé lors du soutirage. En ressort un vin clair et parfaitement transparent. En gros ça fonctionne comme un masque de beauté :P

22h00. Dans le jardin de l’endroit où je loge tous les escargots sont de sortie : de tous petits noirs avec une maison allongée telle qu’on dirait un coquillage tropical, de beaux escargots de Bourgogne, les escargots tous nus… Peut-être qu’il y aura un conseil d’escargots ce soir, quelque part sous les feuilles du figuier ?

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Mercredi 16 octobre

6h30. Chrrrrrrrrr…..

8h00. Départ pour les parcelles Les Oliviers et Le Pègue. « Ça pègue » veut dire en patois local « ça colle ». Aujourd’hui la parcelle porte bien son nom. Beaucoup de tri et le sécateur, tout comme les mains, colle. Aux Oliviers, le sol est détrempé et transforme mes bottes en caoutchouc en station de collecte de boue. Ils finissent par ressembler aux pieds de Goldorak, puisqu’ils ont doublé de volume et je dois marcher en canard pour pouvoir avancer avec. Et ça ne le fait que sur les miennes, va comprendre…

À la fin de la journée tout le monde est bien content que ça se termine.

22h00. Je suis au lit et observe une énorme araignée au plafond qui s’y ballade d’un pas mal assuré. Juste au dessus de moi. Avec ses jambes elle fait la taille de la paume de ma main. J’espère qu’elle va progresser jusqu’au mur pour descendre un peu. Comme ça je pourrais la capturer pour la nuit et l’enfermer dans un bocal, avant de la relâcher demain matin toujours dans le jardin du voisin… À défaut, nuit difficile. J’adore la campagne, mais les araignées n’ont jamais été mes animaux favoris, peu importe leur taille.

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Jeudi 17 octobre

6h30. Réveil. Ça y est, aujourd’hui on termine : c’est le dernier jour des vendanges.

8h00. Retour au Pègue, la parcelle la plus éloignée. Le chemin pour y aller passe entre les vignes et la montagne toute proche prend les teintes du matin. On se repartit par pair sur chaque rang de vigne. À deux on avance plus vite. Après une matinée laborieuse, l’après-midi les chants reprennent, la cadence ralentit et quelques grappillons commencent à voler à droite et à gauche, mais heureusement que cela ne se transforme pas en bataille ouverte. Sophie veille au grain !

17h00. Ça y est. Tout est rentré. La pluie peut revenir et l’automne peut commencer. Quelques feuilles ont déjà pris une teinte rouge flamboyante. Maintenant que la vigne est défaite de ses raisins, elle se concentrera sur les réserves pour l’hiver et tous les nutriments stockés dans les feuilles vont migrer dans les parties vivaces du plant. Le changement de la couleur des feuilles est le signe de ce changement. Ça doit être magnifique à regarder tous ces vignobles teints de rouge, mais je serais déjà repartie pour Paris.

20h00. Ce soir c’est la fête. On a installé devant le chai un grand barbecue, les bouteilles de vin sont en attente d’être débouchées et lentement tout le monde arrive. Une guitare et un accordéon nous rejoignent. La nuit sera animée. Peut-être que quelques sangliers-mangeurs-de-raisins nous entendront au loin ;P

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