Comme un bourdonnement silencieux


Depuis mon enfance, il m’arrive de m’asseoir au milieu d’une prairie et de fermer les yeux, juste pour le plaisir de humer les mille et une senteurs de fleurs aux pétales frémissantes. C’est une sensation paisible, originelle, une forme de méditation joyeuse qui envoute et provoque une allégresse simple qui se suffit à elle-même, qui se passe de mots et ne requiert rien d’autre que la présence de l’écoute.

Un bonheur porté par des bruissements gracieux qui naissent des mouvements d’air et d’ailes. Des battements aux sons parfois aigües, parfois bourdonnants, parfois comme une brise délicate qui se pose comme un baiser sur l’oreille. Un bonheur interrompu seulement quand une araignée espiègle ou qu’une armée de fourmis travailleuses décide d’explorer le territoire de mes pieds nus. M’envahit alors un sentiment de plénitude faisant naître sur mes lèvres un sourire sorti tout droit de la nuit des temps.

Ce sourire est mon trait d’union très personnel avec la grâce du monde qui nous entoure. Cependant, ce monde infiniment poétique est en train de disparaître. Si les prairies fleuries et bourdonnantes étaient pléthore dans mon enfance des années 1970, elles sont aujourd’hui devenues rareté. Et avec elles, le petit peuple enchanteur qui lui donne sa voix : les insectes. Pourtant, aussi minuscules soient-ils : leurs présence est vitale. Sans insectes, point de salut. Mais par les actions inconsidérées de l’Homme, la Nature se dégrade. Non pas en douce, mais à présent d’une vitesse vertigineuse. Cela me rend triste, me révolte.

Alors j’écris.

UN MONDE EN DECLIN

Nombreuses sont aujourd’hui les voix qui tirent sur la sonnette d’alarme pour avertir d’un monde en déclin, sacrifié sur l’autel d’une économie qui mise plus sur la rentabilité que sur la préservation des ressources naturelles. Encore hier, je lisais un article paru dans la prestigieuse revue Nature (1), faisant état de la disparition, en même pas un siècle, de presque trois quarts des écosystèmes sauvages. Un constat d’échec collectif, auquel chacun de nous participe avec un aveuglement consternant.

La majorité de nous, hommes et femmes des temps modernes, aime une Nature domptée, asservie, sans danger, un environnement qui ne remet pas en question nos pratiques, qui s’adapte à nous et nous fournit, sans rien demander en retour, tout ce dont nous avons besoin. Toutes nos folies consommatrices y passent. Le but : être riche et heureux.

Ce besoin de domination a très bien été décrit par Descartes (1596-1650), dans son Discours de la Méthode, VIème partie, paru en 1637 : « Mais sitôt que j’ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, … , j’ai cru que je ne pouvais les tenir cachées, sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu’il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m’ont fait voir qu’il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, … , nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n’est pas seulement à désirer pour l’invention d’une infinité d’artifices, qui feraient qu’on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé ; laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie … »

381 années plus tard, la pensée de Descartes est d’une modernité saisissante. Selon lui, le salut et la santé de l’Homme résulteraient d’une forme de possession de la Nature.

Toutefois, ladite Nature nous montre par un effet boomerang qu’il ne faut tout de même pas dépasser les bornes, que toute chose à une limite.

LA FIN D’UNE HISTOIRE D’AMOUR

Si l’Homme cultive la terre depuis des millénaires en créant des formes de cohabitation intelligentes, comme le démontrent les exemples de la rotation culturale (2) ou encore de l’assolement (3), depuis le début du 20ème siècle il est bien moins à l’écoute des cycles naturels des plantes et des sols.

La monoculture remplaça petit à petit la diversité culturale, créant une uniformisation facile à gérer, mais néfaste pour la biodiversité. L’avènement des amendements, des pesticides et de la mécanisation a offert sur un plateau d’argent la réalisation du rêve de Descartes : l’exploitation quasi totale des ressources terrestres.

Dans un futur relativement proche, le coût de ce que l’on peut considérer comme une forme d’asservissement risque toutefois de dépasser de très loin tous les profits engrangés, aussi colossaux soient-ils. Le rapport 2015 de l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) en dépeint un portrait détaillé (4), qui certes reste dans le politiquement correct, mais qui a la qualité d’être très clair.

L’EXTINCTION MASSIVE

En 100 ans seulement, la biodiversité a chuté de façon dramatique (5). Dans l’histoire de la planète Terre, cette extinction massive est considérée comme la sixième. Si les cinq précédentes étaient toutes causées par des processus naturels, celle d’aujourd’hui prend exclusivement racine dans l’activité humaine (6).

Une des origines multiples de cette extinction massive est l’utilisation, devenue quasi systématique, de pesticides dans nos pratiques culturales. Si depuis toujours l’Homme cherche, à juste titre, à protéger le fruit de ses cultures, le 19ème siècle et ses fléaux agricoles (mildiou, oïdium, phylloxera, black rot) sonnent le changement. La chimie minérale prend son essor. La bouillie bordelaise est découverte – par hasard – et connaît un succès fulgurant, suivi par une pollution des sols toute aussi fulgurante qui nous pose un grave problème aujourd’hui.

Puis, au début du 20ème siècle, l’industrie de guerre se développe et trouve une façon très ingénieuse de recycler ses inventions. Après la guerre, dans des laboratoires littéralement forteresses, herbicides, fongicides, insecticides et autres produits de synthèse voient le jour, pour la plupart inventés et déclinés à partir de molécules initialement prévues pour servir d’armes chimiques. Sauf que l’on passe d’une cible grande, l’Homme, à une cible bien plus petite, la flore et la faune.

Vient alors l’urgence de la reconstruction des pays. Apporteurs de facilité de travail et, dans un premier temps, garants d’une récolte fiable et abondante, le succès de ces produits fut immédiat.

L’agriculture entra alors en pleine transformation.

LA MONDIALISATION

Cette révolution des pratiques culturales n’est pas venue seule. Elle était accompagnée d’un effet secondaire.

Jusqu’au début du 19ème siècle, le monde était vaste et dangereux, voyager et transporter des marchandises cher et hasardeux. Si jusqu’ici certaines techniques agricoles faisaient le bonheur ou le malheur d’un périmètre restreint, elles n’étaient en aucun cas systématiques et/ou généralisées. Les dégâts, s’il y avait, restèrent localisés.

Le 20ème siècle changea la donne. La modernisation accélérée offrait des moyens de transport de plus en plus rapides et performants. Les échanges commerciaux s’intensifièrent de façon radicale.

Exportés aux quatre coins du monde, l’impact des pesticides est alors devenu global. Leur pollution atteigne aujourd’hui même les sites les plus reculés, au cœur de zones classées et protégées.

Le CNRS, dans une note courte et percutante, décrit ainsi : « … Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration). Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales. Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions, techniques d’application défectueuses, rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles… » (7)

UN DENI COLLECTIF

Pourtant, pas grand monde ne semble s’en offusquer. C’est l’histoire d’un impressionnant déni collectif, auquel chacun apporte sa pierre. Nous. Vous. Moi.

Il ne s’agit pas de renier ici tous les efforts entrepris, individuellement comme collectivement, pour inverser la tendance et sauver les écosystèmes ainsi que tout ce qui va avec. Ils sont infiniment précieux. Mais ces initiatives ne font que ralentir le processus de destruction, sans l’arrêter ni l’inverser. Des gouttes d’eau sur une terre en surchauffe.

Pourquoi ? Parce que ceux qui agissent sont minorité.

Didier Fassin, anthropologue et sociologue, professeur à l’université Paris-Nord et Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, pointe de façon éloquente notre capacité à rejeter les évidences inconfortables : « Comment peut-on savoir sans savoir ? Comment une réalité connue mais douloureuse peut-elle faire l’objet d’un enfouissement collectif aboutissant à sa non-reconnaissance publique ? Quelles sont les logiques par lesquelles on nie l’évidence de ce qu’on ne veut pas voir, on discrédite ceux qui tentent de le montrer, on requalifie ce qu’on ne parvient plus à taire, et finalement on justifie l’injustifiable ? » (8).

Des questions pertinentes et universelles. C’est l’histoire de l’Homme qui se résigne à regarder le bateau couler, alors qu’il est lui-même à bord.

L’INDIFFERENCE

En discutant avec des experts de diverses disciplines, dont Dave Goulson, professeur en biologie et chercheur à l’Université de Sussex (9), un des principaux experts mondiaux des insectes, on entend ce même constat fatal.

Ce professeur dédie sa vie à la recherche sur le monde des insectes et des possibles solutions pour sa sauvegarde, enseigne, publie des études à portée internationale (10)(11)(12), donne des conférences. Il sensibilise également le public, à travers des livres tout aussi instructifs que divertissants : « A Sting in the Tale » (13) et « A Buzz in the Meadow » (14) connaissent d’ailleurs un grand succès dans le monde anglo-saxon et sont actuellement en traduction chez un éditeur francophone.

Toutefois, il confirme ce sentiment d’impuissance, spectateur d’un monde fascinant qui se meurt. D’après lui, le sort de certains grands mammifères, tel que le lion ou l’ours polaire, connait un fort intérêt de la part du public. Les insectes, petits et souvent considérés comme embêtants, ont en revanche bien moins la cote et n’ont que peu de sympathies.

L’Homme, certes, s’émeut à chaque mauvaise nouvelle. Mais pas pour (assez) longtemps. Pourtant, une hécatombe s’annonce :

Les insectes disparaissent (15) (16).

Les oiseaux disparaissent (17).

Les mammifères disparaissent (18).

Les poissons disparaissent (19).

Et que fait-on ? On continue notre train-train comme si de rien n’était. Un regrettable fonctionnement.

UN DEBUT

Quoi qu’il en soit, il est temps d’arrêter de parlementer et de rejeter la faute sur l’autre. Sur les lobbies, les entreprises, les gouvernements, les pays en développement, les voisins, la société, ses moyens financiers, la famille, sur l’ordre public ou le crime organisé, sur ceux qui font ou ne font rien.

Au lieu de cela, l’heure est au geste individuel collectif. Individuel car personnel, collectif car chaque individu apporte sa pierre à un édifice qui est plus grand que lui seul. C’est un geste immensément puissant, simple à mettre en place : il est possible dès aujourd’hui et ne requiert que la bonne volonté de chacun de nous.

Si le gouvernement français est souvent pointé du doigt pour un manque de volonté sur certains engagements écologiques, il est utile de rappeler qu’il lui arrive aussi de prendre les devants pour justement encourager ces gestes individuels collectifs. Le 22 juillet 2015, l’Assemblée Nationale a adopté une Loi éco-responsable fort salutaire (20).

Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, l’utilisation des pesticides est interdite dans les espaces publics. Etat, collectivités locales et établissements publics ne pourront plus employer de produits phytosanitaires sur les voiries, dans les espaces verts, les forêts et les promenades ouvertes au public.

Dès le 1er janvier 2019, l’utilisation de ces mêmes pesticides sera interdite aux particuliers. Une très bonne nouvelle, puisque ceux-ci ignorent trop souvent la toxicité de certains produits en vente libre, et les manipulent sans précaution aucune et sans respecter les dosages.

En revanche, si cette avancée est remarquable, cela ne veut pas dire pour autant que plus aucun produit ne sera utilisé dans ces deux univers. Les produits phytosanitaires seront tout simplement remplacés par des produits dits « biocontrôle » (21)(22), dont la liste complète peut être consulté ici (23).

PESTICIDES VERSUS BIOCONTROLE

Les pesticides comprennent les fongicides, insecticides, nématicides, acaricides, herbicides et autres biocides d’origine chimique. Ce sont eux qui sont concernés par cette interdiction.

Le biocontrôle se base sur une lutte raisonnée qui utilise les mécanismes de défenses naturelles des plantes, tout comme les interactions qui régissent les relations entre espèces. Il est donc considéré, à juste titre, comme moins pénalisant pour l’environnement.

Une avancée majeure. Mais il est raisonnable de penser que l’industrie de l’agrochimie va essayer de trouver des moyens pour contourner ces interdictions et assouplir la législation autour du biocontrôle.

Si les pesticides sont donc bannis des espaces publics et bientôt de nos jardins, l’agriculture en revanche est toujours autorisé à les employer. Or, que ce soit dans un jardin privé, dans un parc public ou sur un champ cultivé, l’impact de ces pesticides est le même.

Se pose alors la question de l’influence du lobby des agriculteurs, au même niveau que celle des lobbies de l’agrochimie. Peut-être serait-il utile de leurs rappeler, ainsi qu’au Ministère de l’Agriculture qui est financé grâce aux impôts que paie chacun de nous, que la directive européenne 2009/128 stipule : « les méthodes biologiques, physiques et autres méthodes non chimiques durables doivent être préférées aux méthodes chimiques si elles permettent un contrôle satisfaisant des ennemis des cultures » (24).

Au vu des très mauvaises nouvelles environnementales actuelles, le temps semble très propice à l’application scrupuleuse de cette directive.

UNE EDUCATION INCOMPLETE

L’éducation des futures générations d’agronomes, d’agriculteurs et viticulteurs est une des, voire LA clé pour y arriver et diminuer massivement l’utilisation desdits méthodes chimiques.

Dans ce contexte, il est utile de rappeler que pendant des millénaires, les agriculteurs travaillaient naturellement en culture biologique. Jusqu’il y a 100 ans environ, le savoir-cultiver et la connaissance du geste agricole se transmettaient d’une génération à l’autre, la plupart du temps oralement puisqu’un paysan n’avait pas toujours accès à l’éducation. Cette transmission était pourtant d’une grande efficacité (25).

Or aujourd’hui, qu’elle soit universitaire ou en lycée professionnel, l’éducation moderne montre malheureusement un certain nombre de lacunes et n’aide pas nécessairement l’agriculteur d’y voir plus clair, ni de chercher des alternatives. Dans de nombreux établissements, l’agriculture biologique reste le parent pauvre de l’enseignement. Et la biodynamie n’y figure carrément pas. Force est donc de constater que l’éducation semble très en retard sur les enjeux environnementaux, et l’agriculteur, tout comme le viticulteur, est obligé de se débrouiller très souvent seul.

Quid d’un programme exhaustif ?

UN MANQUE DE TRANSPARENCE

Ce qui est encore plus saisissant, est l’absence d’information complète et exhaustive quant aux produits chimiques utilisés.

Dans un monde où sur chaque paquet de gâteau doivent figurer, parmi d’autres informations, la totalité des ingrédients ainsi que la valeur nutritionnelle de l’ensemble (26), il est extrêmement surprenant de constater qu’un certain nombre des composantes d’un pesticide peut être passé sous silence.

Adjuvants et leur toxicité qui peut parfois dépasser de loin celle du principe actif ? Passés sous silence.

Synergistes qui décuplent l’efficacité du principe actif ? Passés sous silence.

Tensioactifs et leur impact sur l’ensemble de la formule ? Passés sous silence.

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les fiches techniques des fabricants pour y lire « The specific chemical identity is being withheld because it is trade secret information of XY ».

No comment.

Pire, sur la formule complète d’un pesticide, seul le principe actif est soumis à évaluation lors des tests d’homologation.

Si on transposait ce principe dans le monde alimentaire, cela reviendrait à n’évaluer un aliment que sur un seul de ses ingrédients. Or, si on prend l’exemple d’un gâteau, celui-ci ne s’évalue pas sur la farine seule, mais sur l’ensemble de ses ingrédients et de leurs interactions, puis sur l’effet qu’il a notamment sur notre santé.

Le monde des pesticides manque donc sérieusement de transparence. Vu la dangerosité et toxicité d’un bon nombre des formules autorisées, c’est extrêmement inquiétant.

De plus, si on ignore la composition exacte d’un produit, comment éviter des interactions et recombinaisons problématiques avec d’autres produits ? Pour illustrer ce fait et risque, il suffit de regarder du côté de la médecine moderne. La combinaison de certains médicaments y est formellement proscrite, car les formules peuvent interagir négativement et mettre en péril la santé et la vie du patient.

Or, dans le monde des pesticides jamais n’est évoquée cette problématique. Certains chercheurs indépendants l’ont soulevé, chose qui leur a valu les foudres de l’agrochimie. Foudres qui font alors poser une autre question : si les pesticides et leurs interactions étaient aussi anodins, pourquoi ne pas jouer d’office la transparence ?

Si l’agrochimie ne souhaite pas jouer cartes sur table, il semble évident qu’il faut engager la responsabilité du gouvernement – et de l’Europe – pour imposer la transparence.

Comme introduire, par exemple, un nouveau cahier des charges d’homologation des produits, imposant des tests sur la formule au complet. Tout comme des tests sur les interactions avec les produits qui peuvent y être combinées. Avec, évidemment, la possibilité pour chacun de nous d’en consulter les résultats.

Ce type de transparence relève tellement du bon sens que l’on se demande pourquoi elle n’a pas été imposée dès le départ…

ACTION REQUISE

Mais avons-nous le temps d’attendre ce mouvement sur l’échiquier politico-économique, avec un lobby de l’agrochimie qui freine des quatre fers et démonte systématiquement toute initiative qui va en ce sens ? Les récentes nouvelles semblent indiquer que non.

Personne ne devrait accepter, pour son propre bien, celui d’autrui et celui de notre planète, d’avancer à l’aveugle. En l’absence d’information précises et claires, les risques pris sont tout simplement trop grands.

Alors prenons les choses en main nous-mêmes. Explorons chaque piste et geste qui nous permet, ainsi qu’aux autres, de se passer des pesticides. Que ce soit l’agriculteur dans ses champs, le viticulteur dans sa vigne, ou l’Homme en jardinant tout comme dans ses gestes quotidiens de consommation.

Evidemment, d’aucuns pourrait argumenter que la préservation de l’environnement et de la biodiversité dépasse de loin la question seule des pesticides. C’est une évidence. Toutefois, celle-ci en reste un des points centraux. Et il faut bien commencer quelque part.

 


 

Références :

  1. https://www.nature.com/articles/d41586-018-07183-6
  2. https://dicoagroecologie.fr/encyclopedie/rotation-des-cultures/
  3. https://dicoagroecologie.fr/encyclopedie/diversification-des-assolements/?highlight=assolement
  4. https://www.eea.europa.eu/soer-2015/synthesis/lenvironnement-en-europe-etat-et
  5. http://advances.sciencemag.org/content/1/5/e1400253.full
  6. https://www.notre-planete.info/environnement/biodiversite/extinctions_massives.php
  7. http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/06_pollution.htm
  8. De la question sociale à la question raciale, chapitre 7 : Du déni à la dénégation. Psychologie politique de la représentation des discriminations. Sous la direction de Didier Fassin et Eric Fassin, 2006, paru chez La Découverte, ISBN 9782707158512
  9. http://www.sussex.ac.uk/profiles/126217
  10. Quantifying resilience of humans and other animals, October 2018, Proceedings of the National Academy of Sciences, DOI: 10.1073/pnas.1810630115
  11. A mechanistic framework to explain the immunosuppressive effects of neurotoxic pesticides on bees, April 2018, Functional Ecology, DOI: 10.1111/1365-2435.13119
  12. Global Assessment of Agricultural System Redesign for Sustainable Intensification, July 2018, DOI: 10.1038/s41893-018-0114-0
  13. A Sting in the Tale, 2013, ISBN-13: 978-0099575122
  14. A Buzz in the Meadow, 2015, ISBN-13: 978-0099597698
  15. https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html
  16. https://www.tdg.ch/monde/80-insectes-volants-disparu-europe-30-ans/story/11058599
  17. https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/les-oiseaux-disparaissent-de-nos-campagnes-5867270
  18. https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/extinction-de-masse-les-animaux-disparaissent-a-vitesse-grand-v-9021
  19. https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/les-poissons-ages-disparaissent_116505
  20. https://www.gerbeaud.com/nature-environnement/interdiction-pesticides-2019,1114.html
  21. http://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-le-biocontrole
  22. http://ecophytopic.fr/tr/m%C3%A9thodes-de-lutte/biocontr%C3%B4le
  23. https://info.agriculture.gouv.fr/gedei/site/bo-agri/instruction-2018-726
  24. https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0071:0086:FR:PDF
  25. http://www.changeonsdagriculture.fr/savoir-faire-ou-savoirs-paysans-a112842410
  26. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Etiquetage-des-denrees-alimentaires